Le printemps a commencé et, bien qu’il puisse encore y avoir une tempête de neige occasionnelle dans certaines parties du pays, la majeure partie du temps froid est probablement derrière nous. Alors que les fournaises commencent à s’éteindre, ce numéro de Faits et développements revient sur l’hiver dernier et sur le rôle considérable que le gaz naturel a joué dans le chauffage des habitations et des entreprises au Canada.
L’hiver 2024-2025 a été l’un des plus froids des dernières années. La saison de chauffage a commencé par une grosse tempête hivernale qui a frappé la majeure partie du Canada et des États-Unis, entraînant une demande de gaz naturel record dans les 48 États américains qui se trouvent dans la partie centrale de l’Amérique du Nord. En moyenne, les températures au pays sont restées inférieures à la normale pendant le reste de l’hiver, en particulier par rapport aux deux saisons hivernales précédentes.
Les degrés-jours de chauffage (DJC) sont un moyen de mesurer la « froideur » d’une saison. Les DJC sont définis comme la différence entre la température quotidienne de l’air extérieur et une température de référence de 15 °C, point à partir duquel un apport d’énergie est nécessaire pour maintenir la température de l’air intérieur. Plus les DJC sont élevés, plus il faut d’énergie pour chauffer un bâtiment. Le graphique ci-dessous présente la moyenne des degrés-jours de chauffage au Canada au cours des trois dernières saisons de chauffage, soit d’octobre à mars. D’octobre 2024 à mars 2025, les besoins en chauffage au Canada étaient supérieurs de 2 % à ceux de la saison 2022-2023 et de près de 10 % à ceux de la saison 2023-2024.

Cet hiver plus froid que d’habitude a entraîné une augmentation de la demande d’énergie dans les bâtiments cette année par rapport aux deux années précédentes. Or, aucune source d’énergie n’est plus utilisée par les ménages canadiens que le gaz naturel. Celui-ci représente 46 % de toute l’énergie utilisée dans le secteur du bâtiment. Près de 7,7 millions de clients du gaz naturel dans tout le pays – soit près de 50 % des quelque 15,5 millions de ménages – utilisent le gaz naturel comme principale source d’énergie pour le chauffage domestique. Ce pourcentage est encore plus élevé dans les provinces de l’Ontario (71 %), de la Saskatchewan (80 %) et de l’Alberta (84 %).
Entre décembre 2024 et février 2025, un total de 14,7 milliards de mètres cubes de gaz naturel a été consommé dans les secteurs résidentiel et commercial, ce qui équivaut à une augmentation de 3 % et de 13 % par rapport aux saisons d’hiver 2022-2023 et 2023-2024 respectivement. En règle générale, le gaz naturel consommé au cours des trois mois d’hiver représente environ 50 % du gaz naturel consommé dans les secteurs résidentiel et commercial au cours d’une année civile typique. Ce modèle de consommation saisonnière souligne l’importance du gaz naturel pendant les mois les plus froids.
La pointe saisonnière observée dans le réseau de gaz naturel souligne encore davantage son importance dans le système énergétique du Canada. Pour mettre les choses en perspective, la demande quotidienne de gaz naturel dans les secteurs résidentiel et commercial était de 6,3 millions de GJ, soit environ 73 000 MW. À titre de comparaison, la demande totale d’électricité dans les deux mêmes secteurs cet hiver n’était que de 33 000 MW. Cette comparaison met en évidence l’importante capacité de distribution du réseau de gaz naturel et sa capacité supérieure à répondre à la demande, en particulier pendant les périodes de demande pointe ou de mauvais temps. Il est essentiel de comprendre ces tendances de consommation lorsque l’on discute de l’avenir de nos filières énergétiques.
